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Activités photographiques en 2005 : des chiffres en trompe-l’oeil

dimanche 1er janvier 2006

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Une brève proposée par Michel Prik
Les premières estimations sur l’activité photographique en 2005 commencent à tomber, avec des réalités en trompe-l’oeil.
  • Sur les 2200 millions d’euros -surestimés selon certaines sources- de la photographie numérique en croissance de 21%, seuls 264 millions d’euros peuvent être affectés à une activité de tirage par des "professionnels" si tant est que ce mot ait encore un sens quand on connait la réalité du terrain.
  • Sur les 950 petits millions d’euros de la photographie argentique en régression de 38%, 636 millions correspondent tout de même aux travaux proprement dits et donc à l’emploi du secteur. Plus des deux tiers des activités de service tiennent encore largement par l’argentique, et plus encore si on regarde du côté des marges et des bénéfices...
  • L’addition des deux donne d’ores et déjà un chiffre global en régression de 5 à 10%. On comprend mieux que le SIPEC hésite à publier trop vite ces données avant le salon de la photo en mars prochain.
Quand les ventes d’APN plafonneront -et c’est déjà partiellement le cas-, que restera-t-il d’autre qu’un espace de désolation ? L’Ecole nationale supérieure Louis-Lumière en tout cas semble avoir pris ces évolutions en compte, décidée à refusionner les deux sections photo -Prise de vue et traitement des images- pour la rentrée prochaine.

Concernant les activités de prise de vues, il reste difficile de trouver des chiffres précis, mais le magazine "Le Photographe" donnait dernièrement les informations suivantes :

  • l’utilisation des technologies numériques en professionnel reste faible : 35% en mariage, 12% en photographie industrielle, 7% pour la mode, 5% pour la presse et 49% de ceux qui travaillent en numérique utilisent encore l’argentique.
 
Explications avancées par les intéressés :
  1. La qualité d’image est meilleure en argentique
  2. Le coût des technologies numériques est prohibitif
  3. La fiabilité de l’argentique est jugée supérieure
  4. La production en argentique correspond à la demande de certains clients
  5. On reste en argentique par habitude
  6. Volonté de ne pas changer de façon de travailler -avec l’âge en particulier-
  7. L’argentique est plus malléable, en particulier pour la lumière

Au regard de la vraie hécatombe à laquelle nous assistons et à celle à venir en ce début 2006, gageons que le deuxième semestre s’accompagnera d’une embellie sans précédent pour ceux qui ne seront pas morts entretemps, par défaut de concurrence.

Voir en ligne : www.sipec.org