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Installations interactives
sonores et visuelles
des élèves de l’ENS Louis-Lumière

samedi 8 novembre 2008

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Samedi 8 novembre 2008 (14h-18h)
- Ferme du Buisson -
Scène Nationale de Marne-la-Vallée

 
Nous avons le plaisir de vous inviter à découvrir deux projets : « De face et de profil » et « Désœuvrement ».

Une rencontre autour d’un verre est prévue à 18h00.

 Entrée libre

Equipe pédagogique : Thierry Coduys (mise en œuvre du projet), Étienne Bultingaire et Jean-Paul Bourre (techniques de sonorisation), Nicolas Montgermont (programmation logicielle).
Elèves de la majeure Scénographie Sonore (section Son – 3ème année) : Renaud  Bajeux, Raphaël  Barani, Corentin Demersseman, Etienne Haug, Benjamin Miller, Vincent Ribaud, Kevin Tong, Antoine Villeret.

 

De face et de profil 

Être de face, c’est voir et être vu ; c’est deux visages en regard.
Être de profil, c’est être vu sans voir ;  c’est un voyeur et une intimité dérobée.
Deux reflets du visage, deux types de relations, et leurs nuances intermédiaires...

À l’occasion de cette installation multimédia, le Grenier de la Ferme du Buisson se transformera en un lieu de rencontre. Les visiteurs se verront proposer un parcours en quatre temps, au cours duquel ils pourront questionner la manière dont ils entrent en relation avec autrui et qui s’articulera autour de deux pôles : d’une part les rapports physiques, tactiles et concrets, et d’autre part ceux, abstraits et désincarnés, liés aux dispositifs de réseaux sociaux en ligne. Elle engagera le spectateur dans différentes postures relationnelles, du sensible à l’abstraction, mettant en scène son intimité, son identité, ou son voyeurisme face à d’autres spectateurs, le plongeant dans un espace interactif audiovisuel, miroir déformant de ses actions et réactions.

 

 

 
Désœuvrement

Installations conçues par des participants du séminaire de recherche sur « Le Vide » de l’Institut d’Esthétique des Arts et Technologies (IDEAT), conduit par Gérard Pelé, dans le cadre du partenariat entre l’ENS Louis Lumière et l’IDEAT. Thierry Coduys et les élèves de l’ENS Louis-Lumière proposent la mise en œuvre de trois d’entre elles, sous le titre général de « Désœuvrement » (hommage à Daniel Charles récemment disparu) :

« OMBILIC » de François Bonnet

Une sorte de cordon intestinal, noir et luisant, surmonté d’une excroissance en forme de bulbe sort du mur. Il émet un son aigu et bruité qui s’atténue quand on s’en approche. L’installation est avant tout un générateur de frustration. Ni purement conceptuelle, ni simplement ludique, c’est bien à une expérience d’écoute qui se refuse et se nie que doit aboutir le « processus d’approche » de cette installation. Le procédé mis en œuvre tient compte de l’adaptabilité du seuil de perception (fonction de l’espace et de ses propriétés – acoustique, bruit de fond). L’informe et l’imperceptible comme imprésentables. Ne pas donner à entendre ou donner à ne pas entendre. L’impossible d’un corps monstrueux, monstrueux justement du vide qu’il recèle ou même, L’Angoisse qui pince la corde ombilicale de la vie (Artaud). 

« Hors d’œuvre » d’ Antoni Collot & Clémentine Beaugrand

L’incipit de l’installation est une performance modélisée sur « À bruit secret » de Marcel Duchamp. Retirés dans notre espace d’exposition, visibles seulement par le judas de la porte, afférés à des activités communes, le public ne sait de nous que la transposition amplifiée du son de nos conversations et actions. Face à une porte, le public est de fait dans une position de voyeur, tenu abstenu, face à un « hors-d’œuvre ». Pourquoi ?

Platon estimait que la condition philosophique supposait un état perpétuellement ivre, amoureux et artiste. Que ce soit sur le mode mythique ou caché ou poétique, le secret est constitutif de ces états, faute de quoi l’homme n’aurait le choix qu’entre deux souffrances : celle de la réalité dont il se sent inséparable – jouissance incertaine ; ou celle de la névrose obsessionnelle, obtenue par l’inflation des valeurs intellectuelles, hors de toute expérimentation, qui aboutit à la coupure entre sa nature et les choses – déception certaine et, malheureusement, par là même souvent désirable. C’est une vacance par restriction sensorielle, qui désigne l’état de vacuité, de disponibilité, analogue à la rêverie crépusculaire de l’hypnose. Faut-il préciser que c’est plus souvent le sentiment que l’objet qui se trouve « fétichisé » dans un mirage qui sombre en retraite, en « perversion amoureuse » ?  

« FRAME DREAM » de Frédéric Mathevet

Évidons l’œuvre par exemple. C’est déjà l’ « histoire » d’une grande partie de l’art contemporain : un certain désœuvrement qui laisse seulement des traces, des restes, des rebuts… Pour ma part, toutes mes partitions sont à considérer comme des « sous-produits » (G. Orozco), prises entre l’activité musicale et son résultat. Une espèce d’ « hors d’œuvre ». Vider l’œuvre, ou l’évider, revient à faire disparaître le moment où le spectateur la fait apparaître. Cette supposition insiste sur l’impossibilité d’évider complètement la circonstance scénarisée nécessaire à l’existence de l’œuvre. On se souvient, par exemple, de l’exposition du vide d’Yves Klein qui sera contraint de jouer sur une surscénarisation de la circonstance : cocktail bleu klein, gardes costumés, glacis sur les murs de la galerie, entrée des spectateurs par la porte de service, etc. Le vide peut être aussi envisagé comme une opération plastique. La gouttière de la bande dessinée (l’espace vide entre les cases) en serait le paradigme : un évidement volontaire que le spectateur est amené à combler… La lacune nécessaire à un réseau de sens, mais finalement, le vide opaque, la lacune de toute image…

 

 Depuis plusieurs années, la Ferme du Buisson et l’Ecole collaborent sur divers projets : colloque dispositifs (2006), présentation de films de l’Ecole dans le cadre de Temps d’Images (octobre 2006, 2007, 2008).  En 2007, l’Ecole a mis en place au semestre 5, à destination des élèves de la section Son, une majeure Scénographie sonore dirigée par Thierry Coduys, dont l’objectif est « l’acquisition de connaissances sur les aménagements relatifs à la diffusion sonore dans des espaces publics et sur la technique de leur utilisation ». La Ferme du Buisson a proposé d’accueillir les dispositifs artistiques issus de ces recherches et réalisés par les élèves. En 2008, nous avons décidé de reconduire l’opération, désormais intégrée dans la programmation de La Ferme du Buisson.

 « De face et de profil » et « Désœuvrement  » ont été réalisées avec le soutien financier, technique et humain de la Ferme du Buisson - Scène Nationale de Marne la Vallée.

La direction de l’ENS Louis-Lumière tient à exprimer ses sincères remerciements à tous les membres de l’équipe de la Ferme du Buisson - Scène Nationale de Marne la Vallée, qui ont permis la réalisation de ce projet :

José-Manuel Gonçalvès, Directeur
Vincent Eches, Directeur adjoint
Jean Bourbon, secrétaire général de la ferme.
Aurélie Sellier, Relations aux publics / Responsable des projets artistiques et territoriaux
Pierre Colomer, directeur technique

 
Contact : Méhdi Aït-Kacimi – Responsable Développement / Communication ENS Louis-Lumière 01 48 15 02 09

 

 
Accès Ferme du Buisson

- Transports publics
RER A : direction Chessy Marne-la-Vallée (depuis Paris) ou Paris (Depuis Chessy), arrêt Noisiel – Le Luzard, puis fléchage (5 minutes à pied).

 

- Voiture

Un parking est à votre disposition à toute heure de la journée et de la nuit.

Depuis Paris : Porte de Bercy, A4 direction Metz-Nancy / Marne-la-Vallée, sortie Noisiel - Torcy

Depuis le Sud 77 : Suivre la Francilienne N104 direction Marne-la-Vallée, sortie Noisiel, puis Noisiel Le Luzard, puis fléchage

Depuis le Nord 77 : Francilienne A104, direction Marne-la-Vallée, sortie Saint-Thibault des Vignes / Vaires-sur-Marne, puis au feu à gauche, rentrer dans Noisiel puis fléchage. Depuis l’Est 77 : A4 direction Paris, sortie Noisiel, suivre Noisiel Le Luzard, puis fléchage

 

Ecole nationale supérieure Louis-Lumière
Méhdi Aït-Kacimi
Responsable Communication et Développement
7, allée du Promontoire
93161 Noisy-le-Grand Cédex
01 48 15 02 09 - 06 78 76 15 52