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Mémoire

Le contrepoint cinématographique

Mémoire de Kevin Hovsepian (Ciné 2006) - Directeurs de mémoire : Claude Bailblé et Alain Aubert

mercredi 29 juin 2011

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Nous avons commencé par définir les termes qui nous serviraient à qualifier les rapports formels musique/poésie à l’opéra et musique/image au cinéma. Nous avons ensuite défini la notion de fonction formelle, notion nous permettrait d’épuiser le réseau de rapports complexes qui se jouent entre les arts lorsqu’ils coexistent.

Nous avons ensuite posé la problématique de la synthèse des arts, comme étant une tension des fonctions formelles réalisées par les différents modes d’expression employés. C’est du point de vue de cette tension que nous avons esquissé les contours de ce qui s’oppose, à l’opéra comme au cinéma, à la réalisation d’une oeuvre esthétique totale. En fin de première partie, nous avons présenté l’exemple de la synthèse esthétique réalisée par Richard Wagner, en analysant un certain nombre de fonctions formelles qui se jouent dans Parsifal et dans le Ring.

Ce qui nous a permis de discuter de l’écriture motivique de la Tétralogie et de la modulation continue musique/poème dans Parsifal. Les conclusions de notre analyse nous ont permis de définir le sens de la synthèse esthétique wagnérienne. Dans notre deuxième partie, nous avons étendu le sens de la synthèse wagnérienne au cinéma. Après avoir discuté des modalités de réalisation d’une synthèse musique/image, nous avons développé ce que pouvait signifier pour l’image de tendre vers une expression musicale, et pour la musique de tendre vers une expression spatiale.

Enfin, nous avons défini la notion de mouvement cinématographique comme mixte d’image/musique, et nous avons vu dans quelle direction nous orientions cette pensée du mouvement.