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Mémoire

Le cinéma de la peur : le déréglement du réel

Mémoire de Nicolas Leclerc - Directeur de mémoire : Gérard Leblanc

mardi 14 juin 2011

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Ce mémoire a pour objet d’étude les paramètres scénaristiques et filmiques visant à instaurer le sentiment de peur au cinéma, en usant d’une volonté de déstabiliser le spectateur par la perte et le brouillage de ses repères.

Dans notre rapport au monde, nous nous appuyons constamment sur des éléments rassurants que nous considérons comme inaltérables, et l’angoisse nous assaille dès que des perturbations se présentent : la peur du noir, la plus commune, est par exemple un trouble de notre appréhension de l’espace, que nous ne pouvons plus distinguer dans sa totalité.

Le concept de réalité, le temps et l’espace, le corps, sont des bases sécurisantes qui permettent à l’esprit humain de reconnaître et d’interagir avec l’environnement en toute confiance. Celle-ci se retrouve brisée lorsque l’un ou plusieurs de ces paramètres se révèlent fragiles et de nature précaire, qu’ils dévoilent leur part de mystère, laissant ainsi entrevoir le danger qui s’y dissimule.

Mon étude vise à montrer comment ces perturbations sont utilisées par les réalisateurs pour rendre compte d’un monde imparfait et inquiétant, dans lequel la menace est omniprésente, souvent cachée mais perceptible et sensible.

L’enjeu n’est pas tant d’expliquer l’attrait des films de peur auprès du public mais de comprendre comment cette émotion peut être générée grâce aux moyens du cinéma.