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Mémoire

Mise en place d’un protocole de numérisation adapté au procédé autochrome, grâce à l’étude de ses caractéristiques dans la collection du Musée Départemental Albert Kahn

Mémoire de Karine Duperret - Directeur de mémoire : Franck Maindon

mardi 7 juin 2011

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Le but de cette étude est de mettre en place des protocoles de numérisation adaptés à la photographie sur plaque autochrome. L’autochrome est le premier procédé couleur de fabrication industrielle, inventée par les frères Lumière en 1903 et qui fut utilisée internationalement par les photographes jusqu’à l’invention des émulsions chromogéniques en 1935.

Le Musée Départemental Albert Kahn possède la plus importante collection de prises de vue sur plaques autochromes. Cette collection, initiée par un banquier philanthrope, Albert Kahn, lors de la constitution des Archives de la Planète, recense près de 70 000 plaques actuellement conservées dans son ancienne demeure à Boulogne.

L’autochrome, bien que dotée d’excellentes qualités de conservation, reste fragile et est très sensible à l’exposition à la lumière. La diffusion des images et la mise en valeur de cette collection auprès d’un large public sont donc dépendantes des moyens de reproduction actuellement disponibles.

La mise en place d’un projet de numérisation de qualité doit passer par une étude précise des caractéristiques de ce procédé. Une étude préalable des modes de visualisation et de diffusion de ces images au début du 20ème siècle permettra de définir les informations à obtenir et le moyen de les restituer de manière optimale.

Les matériels d’acquisition numérique disponibles sur le marché possèdent des spécificités très différentes, mais sont généralement conçus pour l’acquisition et la reproduction des images modernes. La réalisation de tests, à l’aide d’outils représentatifs des caractéristiques de l’autochrome, aura pour but de vérifier l’adaptation de ce matériel aux particularités physiques et colorimétriques qu’impliquent l’originalité, la vétusté et la fragilité de ce procédé. En mettant ainsi à jour les disparités existantes entre les capacités de restitution des informations contenues dans une plaque autochrome, et les valeurs numériques enregistrées par le matériel de capture, il sera possible d’établir un protocole de numérisation adapté à ce type d’image.

De la qualité des fichiers numériques obtenus, et des traitements informatiques qui leur seront appliqués, dépendront l’utilisation et la diffusion des photographies réalisées grâce à ce procédé. La restriction des manipulations ultérieures permettra une meilleure conservation de ces témoignages du début du 20ème siècle.