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Mémoire

L’acteur et le cadre : deux directions en une

Mémoire de Barbara Visser (Ciné 2000) - Directeur de mémoire : Alain Bergala

samedi 7 mai 2011

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Essayer d’éclaircir l’interaction du jeu de l’acteur avec le cadre n’est pas chose facile. Il faut se placer dans le triangle du réalisateur-cadreur-acteur. La direction d’acteur au cinéma passe nécessairement par une mise en image.

Cette image, matérialisé par le cadre est également imbriquée dans ce qu’on appèle plus largement la mise en scène. De quel travail parle-t-on donc ? Celui du réalisateur qui dirige le cadre et l’acteur pour aboutir à une mise en scène ? Celui du cadreur, qui plus que simple exécutant, propose des points de vue, et essaie d’enrichir chaque cadre ? Ou celui de l’acteur qui va être le "visage" du film et qui mets son corps et ses émotions à la disposition du réalisateur et à l’oeil du cadreur ?

Il est difficile d’expliquer le processus de création d’une manière générale. Car chaque cas est un cas particulier, il existe autant de méthodes que d’équipes de tournage. Chaque film est une nouvelle rencontre et crée ainsi une nouvelle manière de travailler. Cette multiplicité des situations rend la généralisation difficile. Oscillant donc entre des généralités plus ou moins établies et des cas très spécifiques, j’ai essayé d’aborder la direction d’acteur et le cadre dans leurs interdépendances.

Puisqu’il existe entre le cadre et l’acteur un relais permanent, j’ai d’abord dû déconstruire pour mieux pouvoir analyser paramètre par paramètre les imbrications. Il ne m’a pas été facile d’étudier la direction ou le jeu d’acteur. Il existe en effet tout un vocabulaire établi par des générations de théoriciens sur la mise en scène et des mots techniques et esthétiques pour exprimer la nature des cadrages. Par contre, le jeu de l’acteur, plus humain et plus complexe, infiniment plus varié, n’a jamais bénéficié d’un vocabulaire qualifiable et objectif.

Les mots pour désigner le travail d’un acteur consistent essentiellement en des adjectifs affectifs. Malgré toutes ces difficultés, j’ai pourtant voulu aborder ce sujet. Car il me semble que le mémoire dans une école comme Louis Lumière, devrait se faire autour des questions qui passionnent le mémorant, et qui lui seront utiles pour sa vie professionnelle future. Ce travail n’est peut-être pas une révélation. Mais il m’a permis, notamment grâce à une partie pratique enrichissante de cristalliser des idées sur une relation qui est pour moi fondamentale : l’acteur et le cadre.