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Mémoire

Documentaire et télévision : un mariage d’intérêt(s) ?

Mémoire de : Pauline Fort - Directeurs de mémoire : JL Berdot et L. Baujard (Gédéon)

vendredi 22 avril 2011

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Beaucoup de professionnels français dénoncent une trop grande influence des chaînes de télévision dans la création des œuvres documentaires, qui se caractérise par l’uniformisation des formes filmiques et des discours proposés.

Qu’en est-il réellement de cette tendance de formatage, farouchement niée par les responsables de programmes ? Dans quelle mesure les productions actuelles sont-elles cadrées et dirigées par leurs principaux investisseurs ? Et comment préserver une diversité et une richesse de points de vue dans la programmation documentaire, tout en s’adaptant à la diffusion de masse qu’est la télévision ? Enfin, pourrait-on imaginer d’autres moyens de diffusion qui seraient plus adaptés au documentaire ?

Ce mémoire a pour but d’apporter quelques éclaircissements à cette situation déroutante où les réalisateurs annoncent la mort du documentaire tandis que les grilles de télévision débordent de programmes dits “documentaires”. Pour cela, nous établirons d’abord un état des lieux de la production documentaire actuelle pour la télévision française, en étudiant les cases documentaires proposées par les chaînes, les modes de financement ainsi que la répartition des rôles entre les différents intervenants d’une production.

Cette étude servira de base pour comprendre par la suite les enjeux de chacun, qui seront développés en fonction de chaque domaine dans lequel on peut observer une tendance à l’uniformisation. Enfin nous étudierons quelques possibilités de diffusion en dehors de la télévision, en cherchant à savoir si elles constituent aujourd’hui ou constitueront demain des systèmes financiers viables.

Cette étude s’appuie pour une large part sur les entretiens effectués avec des réalisateurs, producteurs et diffuseurs de mars à mai 2008, mais également sur des lectures ou des documents publiés sur Internet. Les avis présentés sont le plus souvent totalement subjectifs, mais le fait de regrouper les propos de personnes variées n’ayant pas les mêmes intérêts permet de créer une sorte de mosaïque qui rend compte des divergences d’opinion qui agitent le milieu de la production documentaire française.

Téléchargement des annexes : http://www.ens-louis-lumiere.fr/fil...