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Mémoire

Cohérence de la gestion de la couleur en post production numérique cinéma

Mémoire de : Marie Oudin - Directeur de mémoire : Alain Sarlat

mardi 3 mai 2011

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Ce mémoire a pour objet la gestion de la couleur dans la post production numérique cinéma. Nous nous appliquerons à comprendre quels sont les moyens utilisés actuellement, ou à mettre en place, pour contrôler la restitution des couleurs par les différents dispositifs de cette chaîne.

Pour cela, nous envisagerons la spécificité du workflow cinéma, et des problématiques qu’il soulève : diversité de ses sources et de ses destinations, multiplication des acteurs travaillant sur le rendu de l’image, traitement en parallèle de ces tâches. La cohérence visuelle assurée par les chimistes de la chaîne argentique est à retrouver dans l’environnement numérique.

Il semble important de percevoir les mêmes sensations visuelles quelque soit le matériel qui restitue l’image. Ce qui nous confronte à sa navigation entre divers espaces colorés, mais également entre différents univers de gradation des valeurs : le transcodage de l’image est le facteur essentiel de la gestion de la couleur numérique. Nous nous intéresserons aux préconisations que l’International Color Consortium avait proposé à la photographie numérique pour résoudre cette problématique, et à la manière de les appliquer aux spécificités du cinéma, notamment le traitement groupé des images en plans et non par unités individuelles.

La mise en œuvre de cette proposition se place à deux niveaux : les différents matériels captant ou restituant l’image, ainsi que le langage décrivant celle-ci et les transformations à lui appliquer. Nous verrons d’une part, que l’ensemble des équipements de la chaîne numérique (moniteurs, projecteur, caméras, scanner,imageurs) ont besoin d’être calibrés, c’est-à-dire de fournir un résultat prévisible selon le modèle, mais aussi caractérisés, afin que leur réponse soit référencée dans un espace d’encodage englobant tout ceux des autres matériels. De cette manière l’image qu’ils fournissent peut être envisagée à tout moment selon des repères universels, et non selon le propre langage du matériel.

D’autre part, l’image étant décrite sous forme de code informatique, il semble nécessaire que celui-ci soit mis en forme par un langage commun. Cela induit un choix collectif d’un format d’échange de fichier image et de description des transformations colorées. Nous plaiderons donc pour une industrie ouverte et des applications informatiques open source, permettant l’échange et le suivi d’information images par des metadatas.