Accueil du site > Technique > Mémoires > Mémoires 2008 > Son 2008 > Systèmes de retour de scène par oreillettes « in-ear monitors » en (...)

Mémoire

Systèmes de retour de scène par oreillettes « in-ear monitors » en sonorisation, vers une solution sans enceintes sur scène ?

Mémoire de Grégoire Valette - Directeurs de mémoire : J.P. Bourre - P. Marguerie

dimanche 1er mai 2011

Partager l'article avec  

Lors d’un concert de musiques amplifiées la sonorisation de retours permet aux musiciens de s’entendre jouer chacun et mutuellement. Dans une sonorisation classique on ajoute à l’environnement sonore souvent assez bruyant de chacun des musiciens les éléments qui lui font défaut au moyen d’enceintes.

Le in-ear monitoring consiste à diffuser directement ces modulations de retour directement dans les oreilles des musiciens, grâce à des oreillettes isolantes, le plus souvent moulées. On cherche ainsi à reconstruire artificiellement un environnement sonore qui procure au musicien un confort de jeu optimal.

J’ai invité le groupe de pop-rock Exsonvaldes à découvrir cette pratique au cours de trois jours de répétition en conditions de concert, qui nous ont permis d’enregistrer deux programmes identiques dans un but de comparaison entre les in-ear monitors et une sonorisation de retours traditionnelle, et de vérifier des hypothèses formulées à la suite d’entretiens avec des spécialistes, ingénieurs du son, constructeurs et musiciens. Les in-ear monitors apportent les avantages scénographiques d’un retour discret et sans fil, et les avantages musicaux d’une écoute très précise, stéréophonique et spatialisée confortable pour le musicien.

Ils permettent aussi une sonorisation de salle plus claire à volume sonore moindre. Mais ils sont complexes à mettre en oeuvre, et l’obstruction des conduits auditifs gêne certains musiciens, qui apprécient la sensation physique grisante d’un niveau sonore élevé, et d’une écoute qu’ils trouvent plus naturelle avec des enceintes. Les in-ear monitors renouvellent aussi un débat sur notre responsabilité en tant qu’ingénieurs du son, en tant que public ou que musicien face au problème des niveaux sonores dangereusement élevés pratiqués dans les concerts de musiques amplifiées.