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Souvenirs de l’ETPC par Ferdinand Le Moignier (Son 1959)

dimanche 20 mars 2016

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Ferdinand Le Moignier (Son 1959) nous a adressé une lettre où il évoque ses souvenirs de l’École Technique de Photo et de Cinéma telle qu’elle existait en 1959, au 85 rue de Vaugirard. L’École devient, en 1964 Lycée Technique d’État de Photographie et de Cinématographie (LTPC) puis l’année suivante Lycée Louis-Lumière avant de devenir École Nationale Supérieure Louis-Lumière en juin 1991.

La copie de ce courrier est annexée en pièce jointe ainsi que cinq photographies qu’il a prises à l’époque avec son appareil Kodak 6x9 ! Ces photos étaient accompagnées du texte suivant :

Bonjour Michel, Aucun problème pour publier ma récente lettre. Voici les photos qui n’avaient pas été réalisées avec un appareil performant. C’était un appareil simple à soufflet, Kodack 6x9, que le possède toujours (obturateur au 1/30 et seulement deux diaphragmes). Je suis passé au numérique depuis plusieurs années. Je m’étais intéressé à la photo lorsque j’étais au Lycée Charlemagne à Paris, vers 54, mais j’avais opté finalement pour la section électro à l’entrée de l’école en 1957.

Il faut te préciser que notre école de Vaugirard disposait de peu de moyens en ces temps là.
Nous étions hébergés dans des locaux vétustes et le labo d’électronique était particulièrement exigu et assez mal équipé.
Au cours du 1er trimestre 1958/1959, nous avions tous participé à l’aménagement d’un labo dans une grande salle coupée en 2 au dessus de la "glacière".
C’est Christian Delaygue (Son 1959), de formation électricien, qui avait dirigé les travaux. Nous avions ainsi un labo spacieux et en même temps une salle de cours.
Une fois par semaine, nous avions des cours à Raspail en plateforme machines tournantes avec M. Vernet. Nous allions également à "l’Aluminium Français" pour apprendre à travailler l’alu : pliage, perçage et soudure. Je crois bien que la soudure autogène sur alu n’était pas notre point fort à tous. Quand j’ai quitté l’école, en juin 59, nanti du diplôme de sortie et après un court séjour au service militaire (RD2), je suis entrée dans une société d’électronique : la SINTRA à Asnières. Ma recherche d’emploi n’avait pas excédé une semaine.
Aujourd’hui à 78 ans, après une vie active en région parisienne, j’habite Lannion dans les Côtes d’Armor. Je n’ai jamais connu le chômage durant ma carrière.
De nos jours les temps ont beaucoup changé.
Je vais trop rarement à Paris pour avoir l’occasion de vous rendre une visite. Je regretterai toujours de n’avoir pas eu de contacts avec les anciens de mon époque et précisément avec Nguyen qui était une bonne relation.
Comme je te le disais dans mon courrier, j’ai rencontré ici, dans mon asso de photo vidéo, "Objectif Image Trégor", Michèle Ferrand Lafayes de Cinéma 1967. Elle est très active dans le domaine de la photo argentique. Nous sommes mieux équipés que certains professionnels et les formateurs sont souvent d’anciens ingénieurs de France Télécom ou d’Alcatel.
A "OUEST ARMOR IMAGE", également à Lannion, depuis 3 ans, je suis reporter bénévole en vidéo.
Bien cordialement.

Ferdinand LE MOIGNIER. Son 1959

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Photo 1959 F. Le Moignier
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Photo 1959 F. Le Moignier
Dans l’amphi de chimie
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Photo 1959 F. Le Moignier
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Photo 1959 F. Le Moignier

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