Accueil du site > Actualités > Voir, lire et entendre > CINEMATHEQUE FRANCAISE : Mise en ligne du catalogue illustré des collections (...)

CINEMATHEQUE FRANCAISE : Mise en ligne du catalogue illustré des collections d’appareils de la Cinémathèque française et du CNC

mardi 3 février 2015

Partager l'article avec  
La Cinémathèque française, essentiellement grâce à de généreux donateurs, a constitué depuis 1936 l’une des plus belles collections d’appareils au monde. Parmi les appareils les plus prestigieux, figurent ceux d’Étienne-Jules Marey, de Louis Lumière, Georges Méliès, le Chronomégaphone et le Chronochrome Gaumont, le projecteur et haut-parleur Vitaphone, les appareils et archives Aaton de Jean-Pierre Beauviala (dont la « 8-35 » de Godard), des caméras Panavision, mais aussi l’essentiel de la production des constructeurs Pathé, Gaumont, Éclair, Debrie, Kudelski, Ernemann, Arriflex, Mitchell, Bell & Howell, Thomson, etc. La collection est devenue réellement de première importance en 1959, lorsque la Cinémathèque, grâce à André Malraux alors récemment nommé ministre d’État chargé des affaires culturelles, a pu acquérir la fabuleuse collection du technicien et historien anglais Will Day (1873-1936).

En 1996, un premier catalogue des collections d’appareils est publié : Le Mouvement continué, Catalogue illustré de la collection des appareils de la Cinémathèque française, (Milan-Paris, Mazzotta – Cinémathèque française, Musée du cinéma, 1996), contenant la description de 1460 pièces. Cet ouvrage est depuis longtemps introuvable.
En 1997, le Centre national du cinéma met en dépôt à la Cinémathèque française sa propre collection d’appareils anciens. Les deux collections de la Cinémathèque et du CNC, une fois réunies, ont formé un ensemble cohérent, l’une complétant l’autre, et permettant de retracer les grandes lignes de l’évolution quasi internationale de la technique cinématographique. A partir de 1997, les acquisitions reprennent, par exemple la célèbre collection de jouets d’optique de Jac Remise. Une politique active de collecte de dons est pratiquée et donne des résultats : en 1997 et 1998, Kodak-Pathé et la Société française de production offrent des centaines d’appareils. Jean-Pierre Beauviala, fondateur de la société Aaton, devient un donateur régulier et généreux. Le cinéaste Jacques Perrin donne à la Cinémathèque les prototypes qui ont servi au tournage mouvementé d’Océans (2010).
Notre but, grâce à ces achats et ces dons, est de rassembler les pièces uniques et de reconstituer la gamme complète de certains grands fabricants français et étrangers : Pathé (Continsouza), Eclair (Jean Méry et André Coutant), Debrie, Gaumont, Kudelski, Ernemann, Lumière, Mitchell, Arriflex, Angénieux, Thomson, Aaton – dont nous avons presque toute la production, de la caméra n° 1 produite pour l’ORTF (1972) jusqu’à la Pénélope hybride (2010). La fin de l’année 2013 a été marquée par l’acquisition, par le CNC, de la collection de Jean-Pierre Verscheure (projecteurs, systèmes sonores, objectifs de projection). Et l’année 2014 a été également très fructueuse, grâce notamment au don, par Bernard Tichit, de a très importante collection de caméras.
Ce catalogue en ligne doit être considéré comme un work in progress, un travail sans fin qui doit sans cesse être enrichi et amélioré (notamment grâce à l’aide des internautes). Ce travail ne recense pas la totalité des collections d’appareils car celles-ci sont toujours en train d’être augmentées et enrichies (on estime aujourd’hui à environ 6000 le nombre de pièces conservées). 4200 fiches illustrées sont disponibles aujourd’hui. Cet outil, qui sera augmenté périodiquement, permettra, nous l’espérons, de faire avancer l’historiographie des techniques, de mieux comprendre les relations entre esthétique et technique, et d’aider à la conservation de ces précieuses machines.

Portfolio