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12 décembre 2014 - Pascal Martin, Maître de conférences enseignant l’optique à l’ENS Louis-Lumière a obtenu son "Habilitation à Diriger des Recherches"

vendredi 9 janvier 2015

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En novembre 1984, Pascal Martin rentrait au Lycée Technique Louis-Lumière avec un BTS d’opticien de précision. Désormais titulaire du plus haut diplôme que délivre l’université française, il a accompagné l’Ecole nationale supérieure Louis-Lumière dans sa belle évolution, tout en cherchant à en préserver l’esprit et ce savoir-faire si particulier qui en fait la réputation.

Les travaux présentés dans cette habilitation à diriger des recherches portent sur l’étude des passages du flou au net et du net au flou, qui caractérisent les limites antérieure et postérieure de la profondeur de champ d’une image. Ces transitions sont souvent abordées de façon trop dichotomique, alors qu’elles offrent un lieu où Technique et Esthétique sont étroitement mêlées. Les recherches s’appuyant sur de nombreuses expérimentations, notamment celles réalisées par des étudiants des spécialités photographie et cinéma de l’ENS Louis-Lumière, ont montré que cet espace nommé continuum « flounet » de profondeur devient un inducteur de sens.

Afin d’aider les professionnels de l’image dans certains de leurs choix, des outils de médiation ont été élaborés. En s’appuyant sur l’échelle de Flouïcité, la conception et la fabrication du Flounetoscope permet dorénavant de connaître en amont de la prise de vues, qualitativement et quantitativement, le flou que donnera tel ou tel objectif. Il aide à choisir par exemple une optique ancienne pour « casser la netteté chirurgicale » reprochée à l’image numérique.

Cependant, fabriquer des outils qui permettent d’anticiper les passages « flounet » nécessite de se positionner également du côté du récepteur afin de compléter le triptyque conception-perception- réception en s’intéressant à la façon dont ces transitions sont reçues et perçues.

Ainsi, à partir de données recueillies au moyen d’un Eye Tracker sur un panel de spectateurs, deux études ont été réalisées pour caractériser les inférences cognitives opérées, en tenant compte que la mesure objective des points de fixation oculaire est une donnée importante, mais qui cependant ne dit rien sur la signification qui en a été faite. Pour singulariser les champs de l’expérience, les images proposées présentaient un flou de discontinuité axiale ce qui bouscule un peu les habitudes visuelles.

Voir en ligne : Site de l’ENSLL