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Musicalité de la lumière : Comment peut-on définir et caractériser l’aspect musical du travail de la lumière au cinéma ?

Auteur : Etienne Bacci - directeur interne : Jean Coudsi ; directeur externe : Emmanuel Plasseraud

mercredi 7 mai 2014

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Dans ce mémoire, il s’agit pour nous d’amener une réflexion qui sortirait la lumière de cinéma du rôle statique, purement pictural et esthétique, à laquelle on la réduit souvent. En effet, nous pensons qu’elle recèle, comme le cinéma en général, une potentialité musicale.

Le cinéma peut être considéré comme un art total, fait de l’agrégation de nombreuses disciplines artistiques, et le travail de réalisation, qui doit faire cohabiter, voire unir, toutes ces voix, peut s’apparenter à celui d’un chef d’orchestre. De plus, étant en partie un art du temps, un film peut, par certains côtés, se rapprocher d’une œuvre musicale, notamment à travers la question du rythme.

Nos recherches ont été guidées par plusieurs questionnements. Quelles sont les potentialités musicales du cinéma dans son ensemble ? Si l’on considère l’œuvre cinématographique comme une symphonie, quelle est la place de la lumière en son sein ? La lumière de cinéma est-elle musicale en elle même ?

L’analyse du rythme et du mouvement des éléments constitutifs de la fabrication d’un film nous servira de point de départ.

Nous resserrerons ensuite notre réflexion sur les interactions entre la lumière et les autres « instruments » du cinéma afin d’analyser la musicalité qui en émerge. Nous proposerons ensuite des réflexions quant au rôle qu’elle peut jouer, en apportant une valeur ajoutée de sens – qu’elle soit en harmonie, en contrepoint ou en contre-chant –.

Enfin nous étudierons l’éventualité d’une musicalité intrinsèque à la lumière. Cette dernière se déployant à la fois dans l’espace du cadre et à la fois dans le temps du plan et celui du film, elle possède une rythmique spatiale et une rythmique temporelle, surtout lorsqu’elle est mobile. Toutefois, l’idée de l’existence d’un aspect mélodique sera à nuancer.
Ces réflexions ont été ensuite l’objet d’une mise en pratique, à un travail de lumière sur le court-métrage Le silence après Bach, réalisé par Julien Soudet. Nous analyserons ici les résultats de ce travail au regard de nos recherches théoriques.

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