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Du détail à l’effacement de l’image. Représenter photographiquement la complexité du souvenir

Auteure : Maria Vazquez Castel - Directrice de mémoire : Claire Bras

vendredi 11 juillet 2014

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Depuis les débuts de l’humanité, l’homme concerné par le caractère inéluctable de sa mort a cherché des moyens pour conserver des empreintes témoignant de son existence. Ainsi, dès son invention, la photographie incarna-t-elle la technique de conservation par excellence, l’enregistrement direct faisant pratiquement office de certificat de présence.

Pour les vivants, ceux qui restent après la disparition des êtres et des choses, la photographie constitue parfois une possibilité de "prolonger" la vie pour garder en mémoire le plus longtemps possible les objets éphémères, les préserver de l’oubli et de la morsure du temps.

Or, la photographie semble parfois remplacer le souvenir. Mais ces traces lumineuses peuvent-elles vraiment restituer l’émotion provoquée par l’original ? Peut-on représenter la complexité du souvenir dans la fixité de l’image photographique ?

Dans cette étude nous voulons montrer que, mises à part les formes du document photographique et de l’archive que la photographie de souvenir emprunte, il existe d’autres façons de représenter le souvenir. Ces autres formes, plus proches des pratiques picturales, pourraient modifier le rapport du spectateur à l’image, pour provoquer chez lui une sorte d’empathie, une résonance. Ainsi, au lieu de montrer des événements de la façon la plus "objective" et détaillée possible, des faits et des traces de moments finis, les images photographiques, en laissant des vides dont pourrait s’emparer le spectateur, ouvriraient l’espace nécessaire à l’émergence de l’émotion liée à la présence implicite de l’absence inhérente au souvenir.

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