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Photographier l’invisible : sur les traces de la radioactivité à Fukushima

Auteure : Anna De Pontbriand Vieira - Directeur de mémoire : Christophe Caudroy

vendredi 13 juin 2014

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Le 11 mars 2011, le Japon a connu le début de sa pire crise depuis le double bombardement atomique en 1945. Suite à un violent séisme de magnitude 8.9 et un tsunami meutrier qui a ravagé la côte Pacifique de la région du Tohoku, la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, gravement endommagée, a subi une longue série d’accidents jusqu’à la fusion du cœur de trois de ces réacteurs. Depuis, la population nippone vit dans l’incertitude et l’angoisse, poursuivie par le monstre de la radioactivité. La radioactivité – invisible et, à notre échelle, quasi éternelle - pose sans nul doute un problème de représentation, car elle redéfinit radicalement non seulement notre conception de la perception, mais aussi du temps. Pourtant, l’histoire du bouleversement des limites de la perception humaine a commencé bien avant la découverte de la radioactivité. Au cœur du XIXe siècle, suite à l’invention de la photographie, la science a révélé, avec le temps et les découvertes, l’existence d’un monde réel bien au-delà de nos sens. Ce travail propose une étude des représentations de la radioactivité réalisées par trois photographes japonais : Shimpei Takeda, Takashi Homma et Kosuke Okahara. Leurs travaux nourrissent nos réflexions sur la visualisation d’un phénomène invisible, sur la possibilité d’une spécificité japonaise à cet exercice et, finalement, sur les rapprochements entre la photographie scientifique et artistique.

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