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Mémoire

Persistance : Ou l’influence de l’esthétique argentique sur les technologies numériques

Auteur : Martin Roux - Directeurs de mémoire : Frédéric Sabouraud et Caroline Champetier

mercredi 20 mars 2013

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« Persistance, ou l’influence de l’esthétique argentique sur les technologies numériques ». Ce mémoire entend expliquer les modalités de l’influence de l’esthétique argentique, sur laquelle s’est bâti le cinéma, sur les technologies numériques, nouvellement apparues.

Nous sommes dans une période de profonds bouleversements technologiques, puisque que la production cinématographique s’oriente massivement vers le numérique. Cependant, toujours autant de films sont produits, avec toujours le même succès, et les modalités du spectacle cinématographique changent peu. On se demandera donc comment les technologies numériques se développent dans la continuité d’un siècle de culture argentique.

Dans un premier temps, on se demandera quelles sont les caractéristiques propres de chaque support, émulsions et capteurs. On analysera ce que l’on choisit d’appeler « la vie du support », c’est-à-dire les caractéristiques technologiques des supports qui affectent la nature esthétique de l’image. On analysera ainsi la place variable du hasard au sein des différentes esthétiques.

Ensuite nous étudierons la reproduction des couleurs, en commençant par le procédé argentique, dont nous verrons qu’il est imparfait. Puis nous nous pencherons sur les qualités nécessaires à la reproduction des couleurs en comparant les rendus de plusieurs caméras. La reproduction des couleurs implique des notions de psychophysique, on abordera donc le bénéfice du grain dans réception des couleurs par le système perceptif humain. De la question de la couleur nous passerons aux conséquences, et aux problèmes de rendu des matières et ce que cela entraine sur la narration.

Dans la partie suivante nous traiterons des influences directes de l’argentique sur le numérique, c’est à dire des éléments technologiques issus de l’argentique, qui participent au développement des technologies numériques. C’est le cas des optiques, mais aussi de certaines règles de contraste. Nous verrons que de manière discrète, les caméras numériques embarquent un ensemble de traitements assez évolués qui rapproche l’image numérique de l’image argentique. Cela entraine un questionnement sur ce que doit être, après l’argentique, l’esthétique des films tournés en numérique.

Dans la dernière partie, nous traiterons de la question ontologique, c’est-à-dire de l’essence même de ces deux types d’images, pour se demander si la perte de la matérialité retire quelque chose à la force de l’image cinématographique. Certains chercheurs pensent notamment que c’est la capacité de l’image à porter le temps qui est affectée. Nous verrons justement que la question du temps reste bien présente en numérique. Tout au long de ce mémoire, nous tenterons de dessiner les différents rapports à l’image que peuvent avoir les caméras numériques. Nous nous efforcerons d’établir des catégories, afin de mieux comprendre ce que sont les caméras numériques et de réfléchir à ce qu’elles devraient être.

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