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Mémoire

Quelle lumière pour quelle pénombre ? Réflexions sur les qualités de lumière et les effets produits sur la perception de la pénombre au cinéma.

Auteur : Sarah Dubien - Directeurs de mémoire : Yves Angelo et Benoît Turquety

mercredi 2 novembre 2011

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La pénombre est un état lumineux qui soulève une question importante : Comment rendre la sensation de sombre au cinéma ? Cette sensation repose sur plusieurs éléments dont l’opérateur va devoir se soucier. La culture du spectateur, la physiologie de l’oeil, l’environnement dans lequel les images sont reçues, en sont des exemples.

Quelle pénombre pour quel film ? Les images sombres au cinéma sont souvent regroupées en deux catégories. Tout d’abord, celle des images pénombrales. Elles se rapprochent de la vision scotopique que l’on peut avoir lorsque nous évoluons dans un environnement sombre.

Ces images ont sur nous un impact particulier. Elles peuvent mettre mal à l’aise en nous plongeant dans une atmosphère à laquelle nous ne sommes pas habitués au cinéma, et, peuvent également révéler une réalité de perception que ne nous procureront pas forcément les images conçues selon les codes cinématographiques. Lorsque nous allons au cinéma, nous sommes conscients d’être spectateurs d’une mise en scène. Nous ne sommes pas dupes du mensonge photographique dont il est très souvent question. Exprimer la pénombre au cinéma, ne signifie pas forcément la traiter réellement. C’est justement le cas de la seconde catégorie d’images dont il est question.

L’adaptation du clair-obscur pictural au cinéma a donné les images low key. Elles ne ressemblent en rien à ce que nous pouvons voir dans la réalité, mais, nous les percevons comme sombres, grâce aux conventions, aux habitudes, mais aussi aux mécanismes physiologiques qu’elles mettent en jeu.

Dans les deux cas, les choix techniques – au tournage et en postproduction –, la direction d’acteur, le choix des décors... seront autant de paramètres que l’opérateur devra articuler, avec les autres chefs de postes, afin d’arriver à la sensation de sombre voulue. Restera alors au directeur de la photographie de se tourner vers le type de pénombre qui soulignera le mieux la force du récit, et qui satisfera au mieux les désirs du metteur en scène.