Accueil du site > Technique > Mémoires > Mémoires 2009 > Photo 2009 > Etude d’une campagne publicitaire photographique internationale. Le Club (...)

Mémoire

Etude d’une campagne publicitaire photographique internationale. Le Club Med, printemps/été 2008

Mémoire d’Anaïs Chaine (Photo 2009) - Directeur du mémoire : Rolan Ménégon

mardi 23 août 2011

Partager l'article avec  

Cette campagne, fondée autour d’un concept créatif nommé « Monogrammes du Bonheur », est à visée internationale et pour une clientèle « haut de gamme ». Elle reflète une vision sociologique du contexte de mondialisation actuel où les systèmes de communication -la sémiologie- sont importants.

Le Club Med, entreprise de tourisme et de services, transforme la notion de « bonheur » en un produit de luxe qu’elle vend. Les visuels de cette campagne incarnent une idée des vacances où priment individualisme et hédonisme. En partant de l’analyse de la campagne publicitaire « Tous les bonheurs du monde », cette recherche vise à étudier la position de la photographie dans le contexte d’une stratégie commerciale.

Les rôles que jouent le client (Club Med), l’agence publicitaire (Publicis et Nous), le photographe (Enrique Badulescu), l’équipe de production, ainsi que le studio de retouche (Studio 414) sont explicites de la manière dont une telle campagne est mise en place. La photographie publicitaire se révèle comme fabriquant une illusion. L’homme peut facilement s’identifier à ces images, telles des « miroirs », qui lui permettent de projeter son imagination.

La publicité peut en jouer, et manipuler grâce aux photographies. Cette recherche propose une explication à ce phénomène. En effet, la publicité recycle des mythes en utilisant ce pouvoir de véracité que le spectateur attribue volontiers à la photographie. Aussi, ce mémoire interroge ces légendes, qui sont celles du voyage pour un « paradis », où « tous les bonheurs » sont possibles. De même pour le touriste (le client) qui est représenté tel une véritable icône. Des travaux de Martin Parr, Peter Fischli, David Weiss, Rankin ou encore Claude Closky, permettent d’interroger ces mythes, tout en se positionnant aux frontières de la photographie publicitaire, documentaire et artistique.

Cette recherche approfondit la représentation de l’être humain proposée à travers cette campagne publicitaire. Soit, un homme « fabriqué » qui pourrait représenter 27 pays, un « prototype de beauté universelle ». Dans ce sens, la campagne de communication que Nan Goldin a réalisée pour la SNCF en 2001 et 2002, intervient comme une alternative où le photographe propose une autre manière de représenter l’homme, toujours dans une optique de diffuser pour un large public.

Cette dernière questionne les relations qui existent entre un photographe auteur et son travail en réponse à une commande, ce qui me permettra d’introduire ma partie pratique qui traite l’humain avec un autre point de vue que celui choisi par le Club Med.