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Mémoire

La restauration des archives sonores

Mémoire de Vincent Ribaud (Son 2009) - Directeurs du mémoire : Vincent Fromont - Jean Rouchouse

mercredi 24 août 2011

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Ce travail est motivé par une volonté de découverte du domaine des archives sonores. J’ai cherché à appréhender les différents moyens techniques permettant de sauvegarder et de restaurer ces documents.

Tout d’abord, une contextualisation historique des différents supports qui constituent les archives s’inscrit comme préambule au travail de sauvegarde. Par la suite je décris les facteurs d’altérations des enregistrements dans le temps en fonction du type de support : disque, bande magnétique et CD.

Je développe une des détériorations courantes de la bande magnétique : le « sticky shed syndrom » ; puis explore les solutions possibles. Ces facteurs de dégradations de la matière dictent alors les modalités de sauvegarde des archives. Cette phase de sauvegarde sera analysée sur deux plans, premièrement les implications conceptuelles et enfin les modalités techniques du transfert de l’enregistrement original vers un fichier numérique.

La phase de sauvegarde s’accompagne d’une restauration mécanique qui a pour but d’extraire le maximum d’informations du support original. Une fois cette action « transparente » accomplie, on peut entamer un travail esthétique sur le contenu sonore : la restauration. Un questionnement sur l’acte même de restauration d’une oeuvre est mené.

J’essaye de tisser un parallèle entre la restauration d’oeuvres graphiques ou de pièces archéologiques et celle des oeuvres sonores. Ces comparaisons interdisciplinaires apportent un éclairage sur les enjeux de la restauration sonore. Ce questionnement me sert de guide pour mon travail pratique. Celui-ci s’appuie sur les moyens techniques de l’INA où j’ai bénéficié d’une formation spécifique, suivi le parcours des archives sonores depuis leur création, jusqu’à leur stockage, et expérimenté par moi-même les étapes de sauvegarde et de restauration.

Ce travail pratique donne lieu à différents résultats :
i) acquisitions de supports
ii) caractérisations des outils
iii) plusieurs restaurations d’une même archive, en fonction de différentes optiques d’intégration des archives sonores aux productions actuelles.

Enfin, l’avenir des archives restaurées est conditionné par les évolutions technologiques de stockage numérique. Je constate que ces progrès laissent entrevoir un prolongement de la vie de l’archive « quasi-infini ».