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Mémoire

Présences du cinéaste dans le cinéma documentaire engagé

Mémoire d’Oriane Descout (Ciné 2009) - Directeur de mémoire : Gérard Leblanc

lundi 5 septembre 2011

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Le cinéma documentaire engagé, souvent assimilé à tort aux films « militants ennuyeux », ne désigne pas un genre cinématographique d’un point de vue formel, mais plutôt la démarche active d’un cinéaste et de son éventuelle équipe, dans la vie comme dans un processus de création artistique.

À travers des films d’Agnès Varda, Avi Mograbi, Chris Marker et bien d’autres, j’ai étudié la façon dont certains cinéastes mettent en scène leur engagement individuel au sein d’un milieu qu’ils filment.

En étant lui-même engagé et en révélant son point de vue et l’évolution de ce point de vue, le cinéaste parvient à révéler d’autres personnages, à travers les relations qui se créent entre eux et lui. Sa présence à l’image ou au son ne s’apparente pas à de l’égocentrisme, mais révèle au contraire la recherche d’une plus grande égalité avec les individus rencontrés, et un appel au spectateur à reconsidérer sa place et son point de vue personnel sur le réel qui l’entoure.

Il peut faire appel au cours du tournage à la créativité des personnages eux-mêmes, ainsi qu’user au montage et en post-production de moyens cinématographiques et techniques élaborés qui lui permettent d’exprimer sa propre subjectivité. La construction des films s’établit sur un schéma plus émotif que dramatique, et leur contexte de production et de diffusion est souvent parallèle au circuit classique.

Ces œuvres permettent alors une remise en cause du cinéma-spectacle dominant tout en cherchant à toucher chaque spectateur individuellement, et l’inciter finalement à l’action.