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Mémoire

Recyclage cinématographique : mode de remploi

Mémoire de Julia d’Artemare (Ciné 2009) ; Directeur de mémoire : Gabrielle Reiner, co-directeur de mémoire : Benoît Turquety

samedi 3 septembre 2011

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Le found footage, littéralement métrage trouvé, désigne à la fois un courant et une pratique cinématographique ayant pour point de départ la réutilisation de matériaux filmiques ou sonores préexistants. Par extension cette définition désigne le même procédé chez les artistes vidéastes, et ne se limite donc pas au support pellicule trouvé.

Les courants engendrés par le found footage, bien que très différents, répondent à des questionnements communs sur la crise de la représentation et du trop plein d’images. Pourquoi filmer encore, puisque nous possédons déjà des milliers et des milliers d’images inexploitées ? Et à quel sort sont-elles vouées ? En effet nous pouvons voir cette démarche artistique comme résultante d’une saturation représentationnelle, se servant d’une banque de données intarissable constituée par la production, qu’elle soit d’ordre professionnel ou amateur, de plus d’un siècle d’images animées.

Mais qui est donc l’auteur lorsqu’un film est fait de rushes empruntés ? Le montage se déclare-t-il ainsi la clef de voûte du geste créatif ? Parmi les très nombreuses formes que proposent le recyclage cinématographique, nous verrons tout d’abord, au cours de ces pages, comment Hollywood, remonté par le cinéma expérimental, devient un outil d’analyse critique. Puis nous nous interrogerons sur le remploi comme travail réflexif de la mémoire cinématographique.

Enfin, nous tenterons d’appréhender le recyclage de l’archive dans ce qu’il sous-tend quant à son positionnement par rapport à l’Histoire.