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Mémoire

La représentation de l’espace et du temps dans la photographie panoramique

Mémoire de Nicolas Burtey (Photo 2007) - Directeur de mémoire : Pascal Martin

vendredi 1er juillet 2011

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Trop souvent caractérisée comme une image simplement plus longue que large, la photographie panoramique, si elle renferme les qualités optiques et chimiques de la photographie, possède ses propres caractéristiques. C’est dans sa représentation de l’espace et du temps qu’elle se distingue particulièrement. La technologie numérique donne à voir de nouvelles formes de perception et de représentation, de nouvelles perspectives et de nouvelles esthétiques.

Elle repousse les frontières de l’image panoramique un peu plus loin. Dans le processus de captation, d’une part, avec les logiciels d’assemblage : le fragment temporel, souvent composé d’instantanés multiples, succède au moment, caractéristique de la photographie panoramique avec les appareils rotatifs. Dans le processus de restitution d’autre part, à travers la technologie du QTVR, mais aussi grâce à la transformation numérique de la projection de l’image, qui se base sur une science : la cartographie. Au final, les images issues d’un protocole numérique se distinguent essentiellement lorsque l’objet bouge pendant la prise de vue, et lorsque l’espace représenté se répète. Contrairement à une image obtenue avec un appareil rotatif, la répétition de l’espace est, avec un logiciel d’assemblage, reproduite à l’identique.

La relation de l’image à l’observateur avec la photographie panoramique est différente de son homologue au format classique. Elle se situe entre la distanciation de l’épreuve panoramique imprimée et l’immersion des images QTVR ; entre point de vue unique lors de la captation et multiple lors de la restitution ; entre perspective curviligne pour l’image imprimée et perspective linéaire pour le QTVR ; entre présence d’un cadre mais absence d’un hors-champ. En plus de la traditionnelle image panoramique dans un cadre allongé, nous nous attarderons sur un format bien moins courant, formellement aux antipodes de celle-ci : les images à 360 degrés qui s’inscrivent dans un cadre carré ou circulaire.

Ce mémoire est une réflexion sur la photographie panoramique, de ses dispositifs, de ses particularités, tant du point de vue technique qu’esthétique. Ainsi, il touche à des champs assez larges, du panorama pictural en rotonde aux récentes projections cartographiques, en passant par la topographie, le cinéma, ou encore le jeu vidéo.