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Mémoire

Sculpture et cinéma

Mémoire d’Adrien Raybaud (Ciné 2007) - Directrice de mémoire : Francine Lévy

mardi 5 juillet 2011

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Correspondant à des domaines artistiques, économiques et perceptifs différents, sculpture et cinéma semblent a priori difficiles voire impossibles à concilier. Pourtant de nombreux réalisateurs et cinéastes s’essayent depuis les débuts du cinéma à des expériences variées et intéressantes à l’aide de ces deux médias.

La relation très intime qui peut s’établir entre les deux disciplines apporte généralement beaucoup d’originalité et un enrichissement mutuel qui relève parfois d’une véritable symbiose. Les conditions de cette relation nécessitent de dépasser d’une part le problème de la temporalité, mais aussi celui du positionnement spatial, heureusement, de nombreuses possibilités sont disponibles, et d’autres restent encore à découvrir.

Il apparaît ensuite qu’une des conditions de cette symbiose réside dans le choix de la lumière. En effet la sculpture, pour être appréciée ou même simplement comprise par le spectateur à travers le prisme déformant que constitue l’image cinématographique nécessite un usage particulier de la lumière. Selon les matériaux composant la sculpture, sa texture, sa couleur, sa taille mais aussi le sens qui veut être apporté il va falloir faire des choix techniques qui relèvent souvent de compromis délicats.

La sculpture offre toute une nouvelle palette d’outils au cinéaste tandis que le cinéma permet d’explorer d’autres dimensions autour de la sculpture, voire de lui donner une autre ampleur grâce à l’argent de l’ « industrie cinématographique » Au cinéma, surprise, horreur, onirisme et humour sont souvent induits par l’emploi de sculptures. L’usage de maquettes ou de statues permet d’explorer sous des angles neufs le monde des hommes et atteindre une dimension métaphysique tout en n’ayant pas besoin de recourir au textuel.

La sculpture enrichit le vocabulaire cinématographique et sert souvent de vecteur à des métaphores qui apportent sens, originalité et poésie Enfin la sculpture s’avère être au cinéma un merveilleux outil critique, d’une part par la compréhension universelle que le spectateur peut en avoir, d’autre part car elle permet de contourner facilement la censure.