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Mémoire

Silence et synesthésie au cinéma

Mémoire d’Amandine Goetz (Son 2006) - Directeurs de mémoire : Christian Canonville (Dir mémoire), Jacques Jouhaneau (Dir externe)

mardi 5 juillet 2011

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Le cinéma dans son dispositif actuel, constitue une réduction du monde qui nous entoure aux seules modalités visuelles et auditives. Pour plonger le spectateur dans l’univers de son film, le réalisateur se doit donc de compenser l’absence de stimuli gustatifs, olfactifs et tactiles aux moyens d’évocations.

Parmi les outils divers et variés dont il dispose figure la synesthésie, c’est-à-dire l’éveil simultané de plusieurs sens. Les associations sensorielles sont rendues possibles par le fonctionnement même du système perceptif humain. Une de nos hypothèses consiste à proposer que le silence a tendance à influencer fortement de tels phénomènes. Après une étude théorique sur les deux notions que sont le silence et la synesthésie, nous avons mis en oeuvre une démarche expérimentale basée sur l’étude d’extraits de films pour tester l’impact du silence en terme de ressenti sensoriel.

Notre travail cherche d’ailleurs à démontrer que plus l’impression de silence est forte plus les évocations sensorielles sont favorisées.