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Mémoire

Le Monde2 et The Observer magazine : quelle place pour la valorisation du photojournalisme

Mémoire d’Oriane Forir (Photo 2006) - Directrice de mémoire : Michèle Bergot

vendredi 17 juin 2011

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Depuis les années 1970 et plus encore depuis les années 1990, la presse annonce sans cesse la fin imminente du photojournalisme en son sein. Les acteurs eux aussi se plaignent des difficultés rencontrées pour exercer ce métier désormais, boudés par leur diffuseur et commanditaire traditionnel : les journaux et particulièrement les magazines illustrés.

Et puis soudain, apparaît en novembre 2000 repris en janvier 2004 sous la forme d’un hebdomadaire, un magazine de fin de semaine qui fait figure d’ovni dans la presse française : Le Monde 2. Un magazine qui revendique justement sa singularité par le photojournalisme. Cela a de quoi interpeller ? Ces constats n’étaient-ils donc que la vision erronée de plumes défaitistes ? Ou bien ce nouveau venu, a-t-il joué sur l’effet d’annonce suscité par une telle déclaration ?

Voilà ce à quoi ce mémoire tente de répondre. Analyser la place réelle du photojournalisme au sein du magazine durant son année de lancement en tant que supplément de fin de semaine du Monde et déterminer le cas échéant si Le Monde 2 apporte une note d’optimisme à ce constat jusque-là morose pour le photojournalisme ou bien s’il confirme un divorce inéluctable de celui-ci avec la presse écrite.

La comparaison avec The Observer Magazine, un homologue britannique traditionnellement attaché au photojournalisme par son dominical The Observer permet d’enrichir et de mieux percevoir les enjeux et les buts d’une telle entreprise. Analyser les productions respectives des deux publications en matière de photojournalisme, sonder les conditions de sa présence auprès des acteurs de chaque magazine, délimiter les facteurs structurels, économiques et humains qui permettent ou contraignent son existence dans chaque publication, voilà les axes clés de cette recherche.

Les conclusions apportées à cette étude produiront des éléments de réponse en faveur du maintien d’un dialogue entre les magazines et le photojournalisme ou envisageront des solutions possibles pour préserver la fonction d’intercesseur du photojournaliste entre le citoyen et l’événement, de témoin d’un monde en perpétuelle mutation.